Jeu vidéo – Watch Dogs [PS4]

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Voila près d’un an que Watch Dogs est sorti, autant dire que j’arrive carrément après la bataille (ils ont eu le temps de reconstruire depuis). Mais malgré tout, j’avais envie de vous parler de ce jeu, un de mes rares coups de cœur scénaristiques de ces dernières années. Et autant dire que dans le milieu du jeu vidéo, un bon scénario, ça ne se refuse pas…

Si vous n’avez jamais entendu parler du jeu (et donc que vous vivez dans une grotte), en voila un rapide résumé. Dans un Chicago plein de vices, ultra-corrompu et surtout ultra-connecté, Aiden Pearce chercher le commanditaire de l’attaque qui a tuée sa nièce. Hacker de génie, il compte bien mettre à profit l’immense CityOS, le réseau informatique de la ville, pour traquer ses ennemis…

Concrètement, dans la forme, Watch Dogs est une sorte de GTA-like, en monde ouvert, où la liberté d’explorer vous est très tôt offerte. Libre à vous de continuer les missions du scénario principal ou de partir à la chasse des quêtes annexes (très -trop- nombreuses). Vous pouvez conduire toutes sortes de véhicules, vous armer, passer le temps sur des mini-jeux, ou choisir la voie de la justice en protégeant les habitants… ou de la criminalité en les tuant.

Même parfaitement maitrisé, le gameplay n’apporte donc rien d’original au genre. Là ou Watch Dogs dévoile un réel potentiel c’est dans son scénario. Sorte de 1984 moderne, le jeu pose très tôt la question de l’intrusion progressive de certaines sociétés dans nos vies privées. Comment ne pas voir, dans le CityOS tout puissant, une critique ouverte de Google ? En effet, grâce au profiler d’Aiden, il est possible de connaitre précisément les antécédents de TOUS les habitants de la ville. Leur profession, leur compte en banque, leurs petits passe-temps peu avouables, tout y est. Si dans la plupart des cas, le jeu ne vous pousse à utiliser cette fonction que pour repérer des criminels potentiels, il provoque très vite une envie, un peu perverse, de connaitre les moindres faits et gestes de nos concitoyens. Pire, certains réseaux domestiques permettent de s’introduire directement chez les gens (via les webcams de leurs ordinateurs, leurs tablettes…) et d’assister à des moments très privés de leurs vies.

L’homme est en train de déclarer sa flamme… et la femme le remballe.

Insidieusement, le jeu nous pousse donc à nous interroger sur ce « tout connecté » que nous affectionnons tant. Car tout ce que nous voyons, c’est qu’il nous facilite la vie. Il est en effet bien pratique d’avoir un GPS intégré à son smartphone, ou une webcam chez soi pour discuter avec la famille qui vit à l’autre bout du pays. Mais nous arrive-t-il de penser qu’il est alors si simple d’être tracé, d’être écouté ? Bien sur que non. Pourtant, et les nouvelles lois mises en place le prouvent, notre vie privée n’est plus si privée que ça. Et si le jeu prend évidemment un parti sombre et dérangeant, il pose des questions intéressantes qui restent en tête, même une fois la console éteinte.

Alors certes, le jeu emprunte un peu trop aux Assassin’s Creed, Batman Arkham et autres GTA. Certes il n’est pas dénué de quelques soucis techniques et ne révolutionnera pas le genre. Mais au final, il raconte une véritable histoire et pousse le joueur à s’interroger sur la moralité de ce qu’il est en train de faire. Chose un peu trop rare dans le milieu vidéoludique ces derniers temps…

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