Film – Hunger Games – La Révolte (Partie 1)

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Comme une bonne partie de ma génération (born in the 90’s \o/), j’ai grandi avec les sagas littéraires à la mode, qui ont ensuite été adaptées au cinéma. Harry Potter a bercé mon enfance, Twilight a été mon grand amour d’adolescente et c’est avec Hunger Games que je suis entrée dans l’âge adulte (bon, peut être pas tout à fait…). Et même si j’ai adoré les livres, j’ai toujours eu un grand plaisir à voir ces histoires prendre vie sur grand écran.

Certaines m’ont déçue, d’autres m’ont laissée de marbre, mais fort heureusement, ce n’est pas le cas de cet avant-dernier film de la franchise Hunger Games.

Attention, cet article peut contenir des SPOILERS /!\

Résumé maison : Après s’être échappée de ses seconds Hunger Games, Katniss a été séparée de Peeta et vit maintenant dans le District 13 que tout le monde pensait éteint. Sous terre, la Révolution gronde. Mais il faut un leader. Bien malgré elle, et pour sauver Peeta, Katniss va accepter de devenir le Geai Moqueur et de devenir le porte-parole du soulèvement afin de rallier les districts à sa cause et de renverser le tout-puissant Capitole…

Commençons par ce qui fâche : ce n’est clairement pas un épisode qui plaira au plus grand nombre. Qui dit épisode de transition, puisque c’est le cas ici, dit un rythme plus lent et beaucoup moins d’action. Évidemment, quand on compare avec les deux premiers, le « calme » qui se dégage presque de ce film peut surprendre. Pourtant on le sait, une transition pour mieux aborder la fin d’une saga importante est souvent nécessaire et bienvenue pour développer d’autres aspects de l’histoire, notamment ses personnages.

Et le personnage le plus développé ici, c’est bien évidemment Katniss, l’héroïne de la saga. C’est un personnage qui ne peut pas laisser indifférent : elle a des forces et des faiblesses, son cœur balance entre deux hommes, elle est faite de contradictions. Là où beaucoup de héros de livres sont –justement– des héros, Katniss, elle, est humaine. Et dans cet épisode, cette humanité fragile s’exacerbe. Elle devient bien malgré elle le symbole d’une révolution à laquelle elle n’aurait jamais osé rêver, elle est dépossédée de sa vie, de ses choix. Elle craque, elle a peur, elle souffre. Et toutes ces émotions sont sublimées par le jeu de l’excellente Jennifer Lawrence. Certes, on l’a vue plus vraie encore (il n’y a qu’à demander, je vous fais une critique sur Silver Linings Playbook quand vous voulez !) mais elle livre là un jeu excellent et qui nous touche réellement. Pire, elle se permet même de jouer la mauvaise actrice lorsque le scénario l’exige ! Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Un mauvais acteur ne pourra jamais prétendre qu’il est bon. Par contre, un bon acteur aura du mal à faire croire qu’il est mauvais. Et pourtant, encore une fois, on accroche. Bon point J.Law (vous aussi vous adorez ce surnom ou c’est juste moi ?)

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Mais Katniss n’est pas le seul personnage qu’on (re)découvre dans cet épisode. L’autre grande tête, c’est la présidente Coin. Nouvelle arrivée dans la saga, le rôle a été confié à Julianne Moore, qui à l’image de Donald Sutherland (président Snow) ou Woody Harrelson (Haymitch) n’est pas une débutante dans le milieu du cinéma. Son charisme fait immédiatement d’elle un leader crédible et une personnalité forte. Là où Katniss s’effondre, Coin prend justement la direction inverse et redonne un équilibre au film. Même si l’on sait qu’elle ne deviendra pas le rôle clef qu’est Katniss, sa présence a un certain impact sur la personnalité de l’héroïne.

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Et heureusement qu’il y a Katniss, Coin et Effie (drolissime dans son rôle d’orpheline du Capitole) pour mener la danse. Car malheureusement, certains personnages ont, à l’inverse, perdu de leur splendeur. Gale est celui qui déçoit le plus. C’est le moment où il aurait du prendre de l’ampleur, où il avait sa chance. Peeta est absent, Katniss a besoin de repères, mais Gale ne saisit pas le coche et est totalement oubliable, chose qui contraste notamment avec le livre. Finnick, qui était un des personnages principaux du second film est laissé pour compte, Haymitch n’est que l’ombre de lui-même, Snow parait parfois faible… Bref, des personnages en demi-teinte, qui ne s’expliquent pas tous par le scénario.

Mis à part ces quelques écarts et quelques faux pas qu’on peut pardonner (une scène niaise au possible entre Katniss et Gale, une réalisation parfois discutable…) Hunger Games – La Révolte (Partie 1) reste une adaptation fidèle au roman et un film captivant. N’est-ce au final pas tout ce qu’on lui demande ?

Reste que la seconde partie, qui ne sortira que dans 1 an, se fait déjà furieusement attendre…

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