Jeu vidéo – Donkey Kong Country : Tropical Freeze [Wii U]

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Donkey Kong, c’est une de mes madeleines de Proust. Je me revois, à 5 ou 6 ans, avec mon cousin du même âge, enchainant les niveaux de Donkey Kong Country sur la vieille Super Nintendo de mon oncle. Bon, soyons réalistes, on ne dépassait guère le premier monde (et moi je ne passais JAMAIS le premier niveau avec le wagonnet…) mais c’était le bon temps. Alors quand la série a fait peau neuve sur Wii avec Donkey Kong Country Returns, j’ai laissé ma nostalgie m’emporter. Peut-être aurais-je dû l’étouffer dans l’œuf avant de rempiler pour l’opus Wii U…

Je suis évidemment très en retard puisque le jeu est sorti il y a plusieurs mois, donc ce que je dirai ici sera le résumé de ce qui a été dit partout ailleurs : ce jeu est excellent à tout points de vue. Un gameplay à l’ancienne aux petits oignons, des environnements variés, colorés et bourrés de secrets à découvrir, et une durée de vie tout à fait honnête pour un jeu du genre, surtout pour le fou qui visera le 200%

Comme quoi, même en 2D, on peut dépoussiérer un style graphique
Comme quoi, même en 2D, on peut dépoussiérer un style graphique

Car fou, il faut l’être. Si le jeu est certes excellent, il est à réserver impérativement à ceux qui ont des envies suicidaires tant la difficulté est incroyablement élevée. Dès les premiers niveaux, c’est l’hécatombe. A tel point que j’ai sacrément remis en cause mes compétences en jeu vidéo. Il n’a pas été rare que je recommence le même passage 10 voire 15 fois. Que je me plante lamentablement devant le point de sauvegarde plusieurs fois de suite. Quant aux boss, certains m’ont bien occupée une demi-heure. J’ai même perdu une trentaine de vies sur le dernier monde, pour arriver péniblement au boss de fin… Autant dire que les niveaux secrets, ce n’est pas pour moi.

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Attention, la nostalgie que risque de provoquer cette image vous perdra.

Du coup, cette difficulté trop mal dosée m’a profondément frustrée. Passé le plaisir de retrouver une série que j’adore, j’ai vite déchanté et chaque partie a, à un moment ou à un autre, provoqué un agacement. J’ai parfois écourté mes cessions de jeu tant refaire pour la Xe fois le même niveau me lassait plus que me détendait. Je n’ai pas joué, j’ai subi. Tout l’inverse de ce que j’attends d’un jeu…

A l’heure où beaucoup trop de joueurs à mon goût râlent face au manque de difficulté des jeux en général, moi j’en arrive à me dire que je préfère un jeu trop facile dans lequel je peux progresser à mon rythme qu’un jeu frustrant et punitif. Adolescente, j’étais tenace, parce que les jeux étaient aussi plus rares. Aujourd’hui, où la pile de jeux qui attendent d’être fait s’agrandit de jour en jour sur mon bureau, un jeu trop dur prend le risque d’être rangé sans être fini au profit d’un nouveau. Un destin que Donkey Kong Country : Tropical Returns a évité de peu, simplement parce qu’entre le moment où je l’ai entamé et celui où je l’ai fini, j’ai fait deux RPG de 50h chacun entre temps… Visiblement, c’était le temps qu’il me fallait pour me convaincre de finir cet épisode, mon véritable chemin de croix vidéo ludique de cette année.

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