Livre – Dôme [Stephen King]

9782226220585

Stephen King, c’est un peu comme la bière : tout le monde aime sauf moi. Et ce n’est pas faute d’essayer (j’avais commencé Charlie, ado, mais ne l’avais jamais terminé). Ayant cédé à la promesse de la série Under The Dome (produite par CBS) à son lancement l’été dernier, je me suis dit qu’il fallait que je lise le bouquin. Mauvaise idée, Ritz : après avoir lu Journal d’un Vampire (malheureusement), tu devrais savoir que le livre n’est pas forcément mieux que l’adaptation…

Résumé maison : les habitants de la petite ville de Chester’s Mill, dans le Maine, coulaient des jours paisibles et ennuyeux jusqu’à l’apparition d’un mystérieux champ de force. Très vite, ils comprennent que ce qu’ils baptisent le « dôme » les a pris au piège comme des animaux sauvages. D’où vient-il ? Par qui a-t-il été créé ? Nul ne le sait. Mais à l’intérieur, les secrets de chacun risquent bien d’être révélés au grand jour, et d’autres n’attendent que ça pour prendre le pouvoir…

Dès le départ j’ai pourtant été séduite par ce pitch. On imagine très vite, rien qu’au résumé, ce à quoi on peut s’attendre : la psychose, les émeutes, les différents caractères qui s’exacerbent, et puis aussi les questions. Qu’est-ce que c’est, que fait-il là, qui l’a créé, pourquoi etc… Bref, Stephen King sait créer un univers et des personnages qui poussent à la réflexion et qui donnent envie de le suivre dans son récit.

Malheureusement, j’ai sans doute eu le tort de regarder la série avant. Si la saison 2 a été une catastrophe et me fait sérieusement revoir mon avis sur sa qualité, la première saison était véritablement intrigante, tout à fait dans l’ambiance à la limite du malsain que King affectionne tant. Certains acteurs sortent vraiment du lot, le scénario a parfois eu le mérite de me surprendre, j’étais séduite et m’attendais véritablement à retrouver ces sensations avec le livre. Déception.

Tout au long des 630 pages du tome 1, je me suis simplement ennuyée. Il se passe pourtant beaucoup de choses parmi les habitants de Chester’s Mill, mais à aucun moment je ne suis rentrée dans leur histoire, à aucun moment je ne me suis retrouvée impatiente à l’idée de ce que me réservait la page suivante. Stephen King adore visiblement les descriptions, au point d’en faire parfois des pages et des pages, qui ne trouvent finalement aucune utilité dans le récit. On a l’impression qu’il a voulu rajouter des pages à tous prix, mais dans quel but ? Certes, je n’ai lu que la moitié de l’œuvre, mais je doute fortement que la description en long, en large et en travers d’un match de basket finisse par m’éclairer sur certaines questions dans la seconde moitié de l’histoire…  J’ai parcouru le livre avec lassitude et un sentiment de « c’est bientôt fini ? » récurrent.

Autant vous dire que le tome 2 (et ses 565 pages, rien que ça…) attend sur mon bureau et risque d’attendre encore un moment

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