Jeu vidéo – Tales of Xillia 2 [PS3]

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On a tous un vêtement fétiche. Un vieux sweat par exemple, usé jusqu’à la corde, décoloré, trop grand. Mais impossible de s’en débarrasser, on l’adore, et on adore le sortir une fois de temps en temps, pour l’enfiler et se sentir au chaud. Même s’il n’est plus aussi beau que le jour de l’achat, on y reste farouchement attaché.

La série des Tales Of, c’est mon vieux sweat à moi. Même si ça fait un moment que je pense que la série baisse en qualité (notamment les épisodes PS3), chaque année, je me fais avoir, et je rempile pour le dernier épisode sorti. C’est ainsi qu’après Tales of Symphonia, Tales of Vesperia (mes deux préférés jusque là) puis Tales of the Abyss, Tales of Symphonia : Dawn of the New World, Tales of Graces F et Tales of Xillia, je me suis attaquée au récent Tales of Xillia 2, suite directe du premier sorti l’an dernier.

Seulement voila : au lieu de corriger les erreurs de son aîné, Tales of Xillia 2 les reprend.

Je ne parlerai même pas du scénario, toute personne ayant une fois joué à un épisode de la saga sait bien qu’on ne comprend plus rien passé les premières minutes de jeu. Je ne parlerai pas plus du système de combat, qui, même s’il change à chaque épisode, est lui, à l’inverse du scénario, purement excellent.

Alors de quoi parler finalement ? Simplement du contenu du jeu.

C'est vide. Comme le reste.
C’est vide. Comme le reste.

En ayant -allègrement- pris mon temps, j’ai bouclé ma partie en un peu plus de 50 heures (évidemment, sans faire toutes les quêtes ou le donjon annexe, faut pas déconner non plus). Et je pense que j’ai pris les 3/4 de ce temps à tourner en rond. A faire sans arrêt la même chose. J’avais reproché à Tales of Xillia premier du nom de n’avoir absolument aucune quête annexe digne de ce nom. Pour ça, Tales of Xillia 2 a exaucé mon vœu : des quêtes annexes, il y en a à revendre.

Problème majeur : il n’y a que 3 types de quêtes différents : trouver les chats (100 au total, dont 95% sont à trouver sans quête annexe), se rendre à un endroit (variante : aller chercher un objet à un endroit, et le livrer à un autre) et tuer un certain type de monstres (soit les monstres d’élite, en exemplaire unique, soit un certain nombre de fois une espèce présente dans les lieux de la carte).

Et avec ces 3 types, on se retrouve donc avec plus d’une centaine de quêtes (peut-être plus ?) à faire tout au long de l’aventure. Pour peu que, comme moi, vous preniez le temps de les faire entre chaque chapitre, ça prend plusieurs heures. En réalité, on se rend même compte que cela prend bien plus de temps que les chapitres principaux de l’histoire…

Tout au long du jeu, j’ai donc eu ce sentiment qu’on avait cherché à gonfler artificiellement la durée de vie du scénario. Pourtant, l’idée était présente : chaque personnage dispose de chapitres qui lui sont propres, où on découvre son histoire et où les liens entre les protagonistes se renforcent. Bien répartis, ces chapitres ont le mérite d’être intéressants et de faire une pause dans le scénario principal si on le souhaite. Mais malheureusement, ils se comptent sur les doigts d’une main, et faire des quêtes annexes sans challenge se révèle alors indispensable pour progresser un peu et pour éviter de finir le jeu trop vite.

Pendant des heures, on est alors condamné à faire encore et toujours la même chose, sous la menace de Nova, j’ai nommé le personnage le plus pénible de l’histoire du jeu vidéo, loin devant Navi de The Legend of Zelda : Ocarina of Time. Et c’est peu dire (et là, j’entends une génération entière de joueurs traumatisés par la phrase « hey, listen« , fondre en larmes et réclamer leur maman).

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Je suis votre pire cauchemar

Ajoutons en vrac la difficulté extrêmement basse, des personnages, au mieux ennuyeux (Léïa, Gaius…) au pire franchement énervants (Muzèt, NOVA…), un héros dont le charisme frôle celui d’une huitre (et encore, comédienne l’huitre), aucune originalité dans les lieux ou le bestiaire puisque 95% a été pompé du premier épisode, et des graphismes toujours très en-deçà de ce que peut faire la console, et on obtient un jeu tout simplement moyen. Oubliable.

De quoi regretter l’âge d’or de cette série, qui a pourtant contribué à l’essor du J-RPG en France…

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